St Georges – Guyane

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Mardi 25 novembre 2015

 

La période des pluies approchant à grand pas, nous devons reprendre la route car la piste brésilienne qui relie Oyapock à Macapa sera quasiment impraticable si on attend trop.

Non sans quelques regrets de ne pas avoir pu tout voir, de cette magnifique Guyane,  en particulier l’intérieur des terres qui méritent à elles seules de leur consacrées quelques semaines de balades.  Peut être reviendrons nous ?

Pour l’heure nous disons un au revoir à nos amis, qui nous ont beaucoup chouchouter pendant ce séjour, un grand “big up” à vous.

Nous prenons la route de St Georges, dernière halte avant le Brésil. Sur la route entre Régina et St Georges on fera une pause à l’entrée de la piste pour ce rendre à l’Inselberg des Roches Virginies, situé au km 122 mais il pleut beaucoup trop pour tenter la randonnée. Dommage !!!

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Magnifiques les caciques.

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On arrivera à St Georges en fin d’après midi. On bivouaquera, sur le parking du cimetière car c’est ici que ce stationne les éventuels véhicules pour traverser le fleuve. St Georges est un petit village frontalier, composé d’Amérindiens, de Créoles et de Brésiliens. On a d’ailleurs l’impression d’avoir déjà quitter la Guyane, car ici on parle plus le brésilien que le français.

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Pour ce rendre au Brésil, il faut traverser le fleuve Oyapock. C’est lui qui marque la frontière. Et la ville côté Brésilien se nomme Oyapock aussi.

Petite histoire :

Sous la présidence de Nicolas Sarkosy et inauguré par lui, un pont à été construit, pour se rendre au Brésil. Côté français tout est près pour accueillir le public, aussi bien les infrastructures que la police aux frontières (la PAF) qui est présente. Malheureusement le Brésil lui n’a absolument rien fait, ni route, ni infrastructures !!! du coup on ne peut pas passer !!! c’est incroyable non ? comment est ce possible ? Un accord à été signé mis novembre entre la France et le Brésil projetant l’ouverture pour Février 2016 !!! et oui les jeux olympiques de Rio en Aout 2016, influenceraient t’ils le Brésil à se bouger ?

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Pour l’heure, la seule solution pour traversée le fleuve :  les barges Launey géré par Luis. Ayant le monopole, le prix s’en fait ressentir : 200 € pour un véhicule !!! çà fait cher le quart d’heure de balade !!! Le prix est dégressif, si la barge est complète soit 4 véhicules, ce qui ramène le tarif du passage à 80 €.

Nous avons durant nos deux mois passés en Guyane, cherché à autre équipage pour effectuer cette traversée et ainsi diminué le tarif mais  rien !! en se renseignant un peu plus on nous explique que c’est souvent au moment des vacances scolaires que l’on peut trouver des véhicules pour compléter la barge mais en période creuse c’est beaucoup plus compliqué.

A force de chercher une alternative, on fais la connaissance de Rico. Un brésilien parlant parfaitement français, qui travaille à la petite briquèterie de St Georges. Tout le monde le connait car il fait également traversée les véhicules avec sa barge.  Et le prix est super intéressant puisqu’il le fait à 80 € !! Par contre il ne peut prendre qu’un véhicule à la fois. Il effectue le voyage au moment de la marée soit 6H00 et 19H00. Rendez vous est pris pour le soir même.

En attendant, plutôt que de rester à attendre en centre-ville, nous prenons la direction du Saut Maripa, lieu de baignade, dans un décor superbe au bord du fleuve Oiapoque. Pour ce faire on prend la piste de 20 Kms, située à l’entrée de St G eorges. La piste est sans grande difficulté et superbe. On y croisera des singes Tamarins.

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Au bout de la piste se trouve la légion. Juste un peu avant un chemin de randonnée et à gauche un accès a un ancien site hôtelier, à l’abandon. C’est ce chemin que nous prenons et qui nous mène au bord du fleuve. Génial. On passera l’après midi dans l’eau.

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Il est 18H30 quand on retrouve Rico à St Georges. Nous devons nous rendre au lieu d’embarquement qui n’est pas celui officiel mais celui situé après le marché. Il fais déjà nuit quand on embarque. Durée de la Traversée 10 mn car là aussi le lieu de débarquement n’est pas la ville d’Oiapoque mais le petit village de Vila Vitoria situé à 5 kms de piste de Oiapoque.

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Nous bivouaquerons à Oiapoque, le long du fleuve devant la station service BP. Cà y est nous sommes au Brésil.

Infos Pratiques :

Bivouaques :

On peut bivouaquer au Saut Maripa au bord du fleuve :

3.802202  -51°886651

A St Georges sur le parking du cimetière.

 

La traversée du fleuve Oiapoque :

Pour contacter Rico, vous pouvez vous rendre à la briquèterie, situé au bord du fleuve : 3.89324   -51°79861  ou le contactez par téléphone au 06 94 31 23 44. Il parle français.

Le lieu d’embarquement est situé après le marché : 3.89042  -51°7992

La barge porte jusqu’à 10 Tonnes. Il n’y a pas de limite de hauteur.

Le lieu de débarquement : Vila Vitoria sur le terrain de Rico : 3.88279  -51°79768

De Vila Vitoria, il faut faire 5 kms de piste qui vous amène à la route principale et de là vous rejoignez Oiapoque qui est à 3 kms.

Coût de la traversée : 80 €

 

Les formalités :

En quittant la Guyane, aucune formalité n’est à faire.

A Oyapock :

pour le passeport : se rendre à la Police Federal situé Avenida Barao do rio Branco : 3.84303  -51°83471.

pour le véhicule : rien aucune formalité.

 

Bivouaque à Oyapock :

Juste après la Station Service BP , le long du fleuve : 3.84885  -51°83231

 

Banque à Oyapock :

 

Banco de Brazil situé à l’entrée de Oyapock.

Pour infos que vous ayez un CB Visa ou Visa Premier vous ne pouvez retirer par jour que 500 Reals soit 127 € . Ceci est valable pour tout le Bresil. Les distributeurs sont souvent vides le Week End.

 

Carburant :

Ne pas faire le plein à St Georges, c’est un peu moins cher au Brésil. Il y a deux sortes de diesel : le commun ou le S10 ; ce dernier est plus raffiné.

3.55 Reals / Litres soit 0.89 € / Litres.

 

Site internet en français qui parle du Brésil, de ses routes et autres :

http://www.brasilyane.com/

 

 

 

 

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L’ilet la mère et ses singes saïmaris – Guyane

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Dimanche 8 novembre 2015

 

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On est sur le Parking de la Marina de Degrad des Cannes, toute petite marina. Nous avons rendez vous avec Mélanie de Wayki Village, qui va nous emmener passer la journée sur l’Ilet la Mère et voir de plus près ses habitants : les singes Saïmaris ou singes Ecureuil.

On est a marée basse, et là que voit t’on tout près de nous de magnifiques Ibis Rouges. la journée commence bien !!!

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Quand on dis rouge c’est rouge.

On monte à bord du bateau de Mélanie, elle nous conduit doucement vers notre destination. C’est superbe.

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Petite Histoire sur l’îlet la mère :

L’îlet fut occupé par les amérindiens, mais difficile de donné une date. En 1852, un pénitencier y est installé. Il fait partie des premiers bagnes de la Guyane. Il accueillait plus de 600 détenus.

20 ans après son ouverture, une épidémie de fièvre jaune frappe l’îlet et contraint à son abandon.
En 1981, l’Institut Pasteur construit une annexe sur l’îlet. Un élevage de Saïmaris sont réservés pour le prélèvement de sérum servant à l’élaboration d’un anti-paludique.

En 2001, l’Institut Pasteur se retire, les îlets sont alors affectés au Conservatoire du Littoral.

Aujourd’hui

Les singes saïmaris sont la principale attractions ; ils sont curieux et gourmand voire même a essayer de nous charmer pour qu’on leur donne une friandise malgré l’interdiction formelle de les nourrir.

En moins d’une heure, nous voici au débarcadère de l’Ilet, tout le monde descend. La visite se fait librement. Melanie viendra nous rechercher à 16H30.

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On peut faire une balade du tour de l’île qui dure environ 1H30, à l’ombre et permet de découvrir de magnifique point de vue sur la côte rocheuse , l’îlet le Père et les Mamelles et des gigantesque fromager les premiers nommés fromager Siamois, et le second Fromager à corps de femme.

Il y a des vestiges d’un sémaphore et au sommet de l’îlet, culminant à 200 m, se trouve l’antenne TDF mise en service en 1979.

Des tables de Pique-nique sont disposé le long de la petite plagette, et au niveau du débarcadère.

Dès le début du sentier les singes nous observent, en confiance ils s’approchent.

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Nous continuons sur le chemin, les deux fromagers dis Siamois sont majestueux et gigantisimes.

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Beaux point de vus sur la côte au vent et sur l’Ilet Le Père

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Les Ilets Mamelles

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On va jusqu’au ruines du sémaphore :

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Le fromager à corps de femme

 

Après cette magnifique balade on s’installe à l’ombre d’un carbet pour pique niquer.

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Des manguiers, des bananiers, et cette construction qui après de nombreuses interrogation s’est révélé être le clocher qui autre fois était suspendu à un fromager.

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On se dirige vers la plage, pas le temps de faire deux pas que viennent nous voir les saïmaris ; ils sont vraiment trop mignons, on passerait des heures a les regarder et jouer avec eux.

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Tiens tiens mais y aura pas un truc pour moi dans vos sacs !!!!

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Je vais attendre alors…

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On ne voit pas le temps passé avec eux, tout juste le temps de se baigner et il est déjà 16H30.

 

Les polissoirs amérindiens de la plage

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Super journée et un très grand merci à Mélanie pour nous avoir permis à la dernière minute, de monter à bord et nous permettre cette rencontre avec les Saïmaris.

 

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Infos Pratiques :

Pour vous rendre à l’Ilet la Mère contactez Wayki Village. On peut partir de Dégrad des Cannes ou de Roura.

Tél : 05 94 28 01 04.

Promo du jeudi à 29 € au lieu de 34 €

Pour plus d’infos

logowayki
Cliquez sur l’image

 

Pour vous rendre à la Marina de Dégrad des Cannes :

 

plan d'acces marina degrad des cannes

 

 

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Visite du marais de Kaw, des roches gravées de Favard et de la Crique Fougassié – Guyane

 

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Carte issue du Petit Futé 2015

 

Lundi 2 novembre 2015

Nous avons passé la nuit au débarcadère, au petit matin le spectacle du marais est de toute beauté.

 

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Mr Riché a eut la gentillesse de nous offrir cette découverte, à bord de son bateau. Son guide est du village de Kaw, il connait sur le bout des doigts toute la faune qui l’habite. Il est 15H00 quand on embarque à bord avec 10 autres passagers. Nous serons de retour à 22H.

Et c’est parti pour l’aventure.

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Voici les oiseaux rencontrés

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Le plus courant le Jacama Noir

 

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Moucherolle à tête blanche

 

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le Petit blongios

 

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Nids de cacique cul jaune

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En voilà un de cacique !!

 

Le moucou moucou, plante du marais. Sa fleur est a arborescence elle permet de produire de la chaleur la nuit pour attiré les insectes polénisateurs.

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On fais une courte halte dans le petit village de kaw, uniquement accessible qu’en pirogue.

 

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Après cette petite escale, on remonte à bord, pour 17 km de remonté du marais.  C’est sublime, les photos parlent d’elles-mêmes.

 

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Moucherolle a tête blanche, déjà vue mais trop beau si peu farouche.

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Le zozo congo

 

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Le rouge gorge

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L’urubu à tête Jaune

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Le Martin Pêcheur

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L’hoazin, l’oiseau punk !! un petit clin d’oeil a Valou

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Un nid de Moucherolle, on voit juste un peu sa tête

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L’Anis des palétuviers

 

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On voit tranquillement le couchez du soleil, des couleurs, des oiseaux qui partent se percher pour la nuit. C’est sublissime.

 

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Il fait presque nuit, quand on arrive sur la berge pour l’heure du pique nique – apéro en pleine savane. On nous offre le planteur maison un délice. On va attendre que la nuit soit complètement tombé pour partir voir les caïmans.

 

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Après avoir mange, bien rigolé, nous partons à la découverte du marais en nocture.  Nous sommes dans le noir, sauf le guide qui à sa lampe frontale, il repère les yeux brillant dans l’eau. Il en repère un et avec habilité il nous présence un bébé caïman à lunette. Il a deux rangées d’écailles sur la base du dos, et une barre osseuse entre les yeux. Il peut atteindre entre 1.5 et 2.5 m.

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Nous verrons dans l’eau beaucoup de caïman, principalement ceux à lunette, et des caïmans noir. Ils sont très sauvages et plongent dès qu’on approche un peu trop près mais certains ce laisseront volontiers photographier.

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Le temps est passé trop vite, on ne se lasse pas d’observer la nature. Merci à notre guide, Gabriel, qui nous a permis d’observer de très près toute cette faune.

Mardi 3 novembre 2015 : Les roches gravées de la montagne Favard

Pour la seconde nuit nous dormons au débarquadère. On entend les singes hurleurs tout près, il est 6H00 du matin, du coup on se lève et hop on prend le sentier de la montagne Favard peut-être les verrons nous. C’est une colline de 200 m d’altitude, dominant les savanes inondées. Durée aller/retour : 1H30

Nous sommes arrivés au bout du sentier, qui se termine par une superbe roche gravée amérindienne. Une coupole la protège des intempéries. Cette roche gravée fait partie des mystères de la culture amérindienne, on ne connait pas réellement sa signification. Elle est composée de riches motifs entremêlés, taillés dans du granit.

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C’est donc en fin de matinée que nous quittons le débarcadère de kaw, pour reprendre la route en sens inverse direction Cayenne mais auparavant on fera une  petite randonnée sur le sentier du coq de roche, situé à droite après la grande scierie. Il permet d’observer le coq de roche, dont le mâle en saison des amours , effectue une danse au sol pour plaire à sa belle. Autre particularité le mâle est orange vif !! N’étant pas en saison des amours, qui ont lieu a la fin de la saison sèche nous ne verrons qu’une femelle.

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Après cette courte halte, en repartant que voyons nous en plein milieu de la route une bande de singes tamarin qui traversent , nous les observons.

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La route est aussi belle au retour qu’a l’allée !!!

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Nous arrivons a l’embranchement pour la crique Fougassier, lieu de baignade très prisé le week-end. C’est toujours sur cette même route de kaw, incroyable ce qu’on peut découvrir sur ces 50 km.

On décide de déjeuner dans ce cadre bien sympa et surtout de nous rafraîchir.

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Après cette pause fraîcheur, nous regagnons Cayenne ou plus exactement Rémire Montjoly pour retrouver nos amis.

 

Infos pratiques :

Si vous aussi vous souhaitez découvrir le marais comme nous

 contactez Riché and Kaw

Tel : 06 94 287 950

contact@richeandkaw.fr

Cliquez sur l’image pour visiter le Site web de Riché and Kaw

Aucun soucis pour bivouaquer au débarcadère. Il n’y a rien donc prévoir pour y séjourner.

L’ensemble des prestataires qui propose une visite du marais ne sont joignable que par téléphone. Ici au débarcadère depuis peu, il est possible d’avoir le réseau téléphonique mais uniquement avec l’opérateur Orange Caraïbes ; les autres ne passent pas.

Si vous souhaitez téléphonez ou dormir en carbet, au PK 36 il y a le Relais Patawa, on peut y louer un hamac, manger et téléphoner. Pour Réserver : 05 94 28 03 95  ou patawa2@wanadoo.fr

Prévoyez du répulsif à moustiques.

Aucune Station Service sur la route de Roura à Kaw.

 

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Montsinéry et le sentier trésor – Guyane

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Dimanche 1er novembre 2015

Nous avons bivouaquer au village de Montsinery face à la rivière c’est superbe. Une place magnifique.

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Pour tout ceux qui nous suivent, voici les dernières nouvelles de Titi, qui nous accompagne depuis pratiquement deux mois. Pour les nouveaux lecteurs, Titi, est le petit nom donné à notre taranga des palmes, un oisillon trouvé au pied d’un palmier sur la piste entre le Guyana et le Surinam.

Il est aujourd’hui quasiment autonome, il mange seul, vole correctement et surtout commence à vouloir découvrir le monde qui  l’entoure qui ne se résume pas seulement qu’à notre compagnie. Comme nous ne voulions pas le relâcher n’importe où et pour qu’il prenne le temps de choisir le moment nous l’avons emmené au Jardin de Mme Louison de Montsinéry. Nous avions lu un article présentant son jardin botanique “Bois de Rose” où l’on peut voir plus de 6000 plantes dont 150 orchidées bref un grand et beau parc.

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Nous nous y rendons dans l’objectif, si le lieu est sympa et qu’il n’y a pas de chats, de demander à Madame Louison si elle accepterai qu’on libère Titi chez elle. Comme çà il serait à la fois proche des humains et dans son élément la nature le temps qu’il décide de prendre son envol définitive. Mme Louison est une grande dame aux yeux rieurs , le sourire aux lèvres ; elle a l’air très gentille ; on fais le tour des lieus c’est superbe. On croise même d’autres Tarangas des palmes. Notre décision est prise, on explique la situation à la maitresse des lieux qui accepte de suite.

Nous faisons les présentations, Titi, curieux fais un tour d’horizon pour se poser sur l’épaule de Mme Louison. On passe la dernière demi heure a lui expliqué ce qu’il mange, on lui laisse la cage en lui précisant bien que nous voulons que ce soit un repère mais pas  une finalité. Et puis après un dernier regard échangé avec notre Titi nous voilà seul, inquiets mais confiants. Il sera se débrouillé.

On est aujourd’hui le 11 novembre, et nous avons contacté Mme Louison, de son petit nom Liliane, qui nous a expliqué que dès le lendemain, Titi est parti dans les grands arbres avec ses congénères. Depuis il revient dans le sapin juste à côté de la maison ; d’ailleurs elle l’a encore vu ce matin.

A ces nouvelles on est super contents, envol réussi pour Titi qui maintenant va vivre sa vie d’oiseau en gardant je l’espère une petite pensée pour nous.

Au revoir Titi et Bonne route…


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Pour nous faire penser à autre chose, on prend la direction de la route de Kaw, pour une halte sur le petit sentier de randonnée Trésor. Il permet de voir de magnifiques arbres et une belle végétation.

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Ce n’est pas un long serpent c’est une belle liane

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Un arbre reprend vie sur un autre

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Un champignon

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Une canne congo

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Après cette escapade fraîcheur, nos continuons sur la belle route qui mène au marais de Kaw.

 

Nous bivouaquerons au débarcadère.

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Pour infos, si jamais vous voulez vous rendre au Jardin Bois de Rose de Mme Louison Liliane, il faut prendre la route de Quesnel Est, juste à 1.5 Km après le Zoo. C’est ouvert tous les jours de 8H à 18H. Entrée 2,50 €

Tél : 06 94 28 06 43

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Les Iles du salut en Catamaran – kourou – Guyane

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Jeudi 30 octobre 2015

On est arrivé a Kourou hier en fin de journée direction le front de mer de la pointe des roches. Ici de l’air, du vent et la mer. On arrive juste a temps pour voir un vol d’Ibis rouge et d’autres oiseaux marins.

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La Tour Dreyfus, est l’un des rares vestiges du pénitencier de Kourou (1856) voué a la production agricole. Cette tour servait de sémaphore pour communiquer avec les îles du Salut.

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Le soleil se couche

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Oiseaux appelé des becs-en-ciseau noire

P1220014 (Copier)Une Aigrette bleue

P1220018 (Copier)Des ibis rouges

Après avoir pris contact avec Sandrine de Guyavoile, le rendez vous est fixé pour demain, à 7H30 au débarquadère de la place des Balarous. On les a prévenu au dernier moment en pleine période de vacances scolaires donc pas mal de monde et bien on a eut la chance d’obtenir 2 places du à un désistement !!! Merci Sandrine d’avoir pensé à nous.

Du coup pour être déjà sur place, on décide de bivouaquer sur le grand parking du débarcadère.

Vendredi 31 octobre 2015

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On se lève tôt , tellement content de retrouver la mer. On prépare nos pique niques.

Au programme, visite des Iles du Salut en catamaran de 18 mètres !!! et pas n’importe lequel c’est celui qui a servi de base logistique à la grande expédition du 7ème continent !! Le cata est tellement bien conçu et spacieux que même avec les 28 passagers à son bord on n’avait l’impression d’être en petit comité. D’ailleurs on y retrouve des gens croisés aux chutes voltaires qui étaient très intéressés par notre périple du coup on discute pas mal.

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On fais connaissance de Laurent et Pedro, nos skippers. Ils nous mettent de suite à l’aise avec un brun d’humour. Après avoir quitté le quai, nous nous engageons dans le chenal ; le temps est si dégagé qu’on aperçoit très nettement les îles qui sont à 14 km soit 1 heure de navigation grosso modo ; il n’y a pas du tout de vent, on avance au moteur, malgré cela c’est très silencieux, on glisse sur l’eau.

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Laurent passe voir chacun de nous pour nous expliquer comment va se dérouler la journée, et pour savoir si on veut une visite guidée avec le guide de l’ile ou non, si on déjeune à l’auberge,  si on a des questions, bref un accueil très personnalisé.

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Le temps est passé vite, nous sommes arrivé c’est vraiment magnifique, il n’y a pas une vague, un temps idéal pour découvrir ce site chargé d’histoire. Laurent, nous fais une présentation des îles, raconte quelques anecdotes sur le bagne.

Sur la photo c’est trompeur, on pense qu’il n’y a qu’une île mais en fait elles sont deux et la troisième quasiment entre les deux. A gauche Royale, à droite St Joseph. On passe entre les deux, pour découvrir l’ile au diable celle qu’on ne verra que depuis le bateau car on ne peut y accoster trop de récifs et le téléphérique qui l’a reliait à Royale est hors d’usage.

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L’île au diable avec au premier plan la maison Dreyfus.

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P1220074 (Copier)Le téléphérique

Un peu d’histoire :

De 1852 à 1946, Kourou et les îles du salut furent le site d’un des bagnes les plus inhumains.

Dans l’organisation du bagne, l’île au diable était un lieu de déportation, un traitement réservé aux prisonniers politiques que l’on cherchait à isoler du reste du monde, y compris des droits communs. Le plus célèbre d’entre eux, Dreyfus, y séjourna 4 ans avant d’être libéré grâce à l’un de ses plus ardant défenseur Emile Zola avec son plaidoyer “J’accuse”.

On y voit la maison de Dreyfus, classée monument historique et qui a bénéficié d’un programme de restauration financé par le CNES (centre national d’étude spatiale à kourou).

La Visite :

On est déposé en annexe au ponton de Royale. Nous optons pour le grand tour de l’île en empruntant sur la droite, le chemin de ronde magnifique avec des points de vue incroyables sur l’île St Joseph et du Diable à l’ombre des cocotiers pour terminer par la visite des bâtiments pénitenciers.

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plan d'acces des iles du salut

Les îles du salut – Royale, St Joseph et l’île du diable constituent un lieu surprenant, on a l’impression d’avoir quitté la Guyane pour les Caraïbes : des cocotiers, un air plus sec, et moins de végétation un coin quasi paradisiaque.

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Après avoir passé les ruines de l’asile, voici l’atelier de ferronnerie, ici chaînes,  grilles et fers étaient un produit de première consommation. Il est en court de restauration.

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L’abattoir, il y avait un élevage de porc et quelques boeufs ; le sang des animaux se déversait dans la mer. Cela entretenait le mythe ou la réalité des eaux infestées de requins.

  P1220104 (Copier)Le transbordeur : avant, un câble reliait les îles Royale et du Diable afin de ravitailler en vivres et en eau douce, gardiens et détenus.

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Quai et Anse Legoff, idéal pour la baignade. P1220107 (Copier)

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Un peu plus loin, la piscine des bagnards est un ouvrage de maçonnerie et de rochers construit pour se prémunir de la houle et des requins. La baignade était l’une des rares occasions de se détendre et de se laver.

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La Maison du directeur, entièrement restauré, est aujourd’hui le musée du bagne avec une exposition sur l’histoire pénitencière en Guyane mais aussi une exposition temporaire comme celle sur le travail de la photojournaliste Dominique Darbois.

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Le quartier des surveillants : Les surveillants restaient au minimum 2 ans sur les îles, où ils pouvaient séjourner avec leur famille à partir de 1875. Ces demeures étaient réservées au gardien marié.  Une école y était installée. Une soixantaine de surveillants répartis sur les îles avaient la garde des prisonniers. Une trentaine de personnes étaient chargées de l’organisation (hôpital, école, administrations). Aujourd’hui ces habitations restaurées, sont louées aux visiteurs.

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Le quartier cellulaire, formé de trois ensembles de bâtiments, constitue la partie la plus sinistre de l’île. Dans leur cachot, certain détenus purgeaient leur peine alors que d’autres, condamnés à mort par le tribunal maritime spécial, attendaient l’exécution de la sentence.

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Les hommes étaient couchés sur une planche en bois et enchaînés (bas-flanc). En 1929, le hamac plus confortable fut adopté. Les “portes clefs” en échange d’une meilleure qualité de vie, s’occupaient d’ouvrir et de fermer les cellules. Ils collaboraient volontiers avec les surveillants en devenant “mouchards” lors de conflits.

P1220149 (Copier)Cellule du quartier pénitenciaire

Le Quartier Disciplinaire :

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34 cachots sombres et 32 cachots dits clairs composent ce lieu sordide réservé aux récalcitrants et aux condamnés à mort. Certains bagnards comme le dénommé Roussenq dit l’incorrigible ont passé des années dans ces cellules, dans l’obscurité totale, dormant sur une simple planche de bois avec un seau d’eau et une couverture. La nuit, leur deux chevilles étaient emprisonnées par une boucle métallique. Le régime alimentaire était composé de pain sec et d’eau et une soupe tous les 3 jours. La réclusion cellulaire a été supprimé par le gouverneur de la Guyane en 1940. Dans la cour, une guillotine était montée à chaque condamnation.

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L’Hôpital militaire : réservé au personnel du bagne. Bien équipé et sain, il pouvait recevoir les notables de Cayenne en convalescence.

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Le Phare construit en 1864. Le gardien était un bagnard mécanicien.

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La chapelle date de 1855. Le bagnard et faussaire Francis Lagrange dit Flag, a peint certaines scènes bibliques qui renferment de courageuse pointes d’humour (Judas sous les traits de commandant du bagne, Seznec en pêcheur et le plus jeune détenu en enfant Jesus, la vierge offrant des pommes, le fruit défendu).

P1220155 (Copier) P1220156 (Copier) P1220158 (Copier)P1220159 (Copier) P1220160 (Copier) P1220161 (Copier) P1220162 (Copier)

L’Auberge : autrefois, mess des officiers et surveillants.

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Juste derrière l’auberge, l’ancienne carrière que les bagnards ont creusé pour en extraire des moellons de pierre, matière première des constructions sur l’île. Ensuite la fosse servit de réservoir d’eau douce. Depuis 1985 y séjourne un caïman, très discret, introduit ici pour épargner aux clients l’assourdissant croassement du crapaud buffle.

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Ici on peut croiser en liberté, des paons, des agoutis, des singes, des iguanes. Une petite note de douceur…

P1220207 (Copier) Sur le chemin de ronde, un magnifique iguane.

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Ce n’est pas pour rien qu’on dit “fier comme un paon”

P1220118 (Copier) P1220119 (Copier) Singes hurleurs

P1220130 (Copier) P1220135 (Copier) Petit agouti, peu farouche.

Il est 13H quand on remonte à bord de Guyavoile, l’équipage avait préparé les rafraichissements, un tau avait été installé à l’avant afin de profiter de la plage avant pour déjeuner. Le planteur est le bien venu.

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Après le déjeuner et une baignade bien rafraichissante, on part découvrir l’île St Joseph.

Petite histoire :   L’île fut affectée aux bagnards dit “incorrigibles”. Les conditions étaient les pires : les forçats contraints à l’isolement total. Le silence était la règle absolue. Tout bruit, même celui de ses propres chaînes, entraînait la prolongation de son séjour. Sur la passerelle qui surplombait les cellules, les gardiens faisaient des rondes inopinées en chaussons pour surprendre les faits, gestes et éventuels propos en sourdine des bagnards. Enfermés du matin au soir, et condamnés à la confection de brosses en fibres de coco, les réclusionnaires avaient pour seule distraction une heure de promenade et le bain en mer. La nuit, une cheville était prisonnière d’un anneau fixe. Un grand toit en tôle ondulée recouvrait tout le complexe. Aujourd’hui la nature a repris ces droits, et les racines des arbres donnent l’impressions qu’elles veulent envahir le site.

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La seule plage de l’île recouvert de débris de coquillages utilisés pour la fabrication de la chaux à cette époque.

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A côté de la plage le cimetière du personnel : environ 220 tombes, y étaient enterrés les gardiens, les médecins, les religieux.  Les forçats étaient jetés à la mer.

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Après ce tour de l’île, on regagne tranquillement le ponton d’accostage, agréable pour la baignade. Tout le long du chemin, on pourra observer facilement des tortues olivatres.

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Nous repartons de ce lieu à la fois chargé d’histoire et paradisiaque. Tout le monde est ravi de cette magnifique journée. Cela restera une visite importante dans nos mémoires.

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Infos pratiques :

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Nous avons choisi la croisière Guyavoile. Il propose à la fois la visite de Royale et de St Joseph et un tour dans le lagon pour voir chacune d’elles. L’accueil y est personnalisé et attentionné.

Pour plus d’infos consultez le site internet de Guyavoile ou contactez Sandrine au 06 94 21 39 67 OU 05 94 32 11 32. Pour un devis personnaliser guyavoile@guyavoile.fr

Le prix par personne est de 49 €.  Amené son pique nique sauf si vous souhaiter déjeuner au resto de l’Auberge.

On peut également dormir sur les iles soit en hamac gratuitement (pas de douche uniqmuement les sanitaires) face à la plage soit en réservant une chambre à l’auberge ou tendre son hamac dans une cellule pour 10 €

La visite de Royale librement. Durée 1H00 ou bien avec un guide de l’auberge : 7,5€ par personne, durée 1H30.

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