Visite de Rubenshuis, maison de Pierre-Paul Rubens à Anvers

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Je voulais absolument visiter ce lieux qu’était l’endroit ou Pierre-Paul Rubens réalisa la plupart de ses oeuvres de 1610 date à laquelle il acheta cette maison jusqu’à sa mort en 1640.

Aujourd’hui cette maison, regroupe des peintures du Maître mais également d’autres artistes flamand tel que Van Dyck, Jacob Jordaens ou encore Frans Snidjers et tant d’autres que je ne connais pas.

De cette visite voici ce que j’ai apprécié :

tout d’abord l’autoportrait que Rubens à réalisé :

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Comparé à Rembrandt (1606-1663) autre Flamand de renom, Rubens réalisa très peu d’autoportraits : il en peignit quatre, Rembrandt environ 40.

Rubens se présentait toujours comme un gentleman distingué et conscient de son rang, jamais comme un peintre. Les trois autres autoportraits, qui sont conservé a Florence, Vienne et dans la collection de la Reine D’Angleterre, avaient été réalisés par Rubens sur commande ou comme dons.

Cette autoportrait était sans doute destiné à l’atelier, pour servir de modèles à ces assistants.

On le date de 1630, année du mariage de Rubens avec Helena Fourment, sa seconde épouse.

Rubens avait alors 53 ans.

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Le plus célèbre et incontestablement plus talentueux collaborateur de Rubens était Anthonie Van Dyck (1599-1641), un enfant prodige dont Rubens détecta sans doute très vite les qualités. Il fut le premier concurrent sérieux de Rubens à Anvers.

Plus tard, alors qu’il travaillait en Italie, puis comme peintre à la Cour de Charles I à Londres à partir de 1632, Van Dyck se révéla un portraitiste virtuose, doué d’une très forte empathie et d’une brillante technique.

Ce portrait du jeune Van Dyck est traditionnellement attribué à Rubens. Certains spécialistes estiment toutefois qu’il s’agit d’un autoportrait. Les techniques récentes de recherche semble le confirmer.

En dehors des toiles qui sont disposés un peu partout, j’ai également trouvé ce buste magnifique :

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Rubens ramena en 1608 de son séjour en Italie un buste antique en marbre qui représentait Sénèque, philosophe romain – 1er siècle après JC

 

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Pressoir à linge du 17ème siècle :

Le linge de maison était le plus souvent lavé et blanchi à l’extérieur. Une fois sec, il était amidonné et repassé sur une table à repasser recouverte de laine douce. Il était ensuite soigneusement plié puis pressé dans un lourd pressoir à linge selon la forme désirée. Le linge constituait une partie importante du trousseau de mariage d’une femme et était une marque d’opulence et de statut social de la famille. L’entretien du linge était du reste une des principales tâches de la maîtresse de maison. L’armoire et le pressoir à linge occupait donc une place essentielle parmi le mobilier d’une maison.

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Cabinet d’Art en chêne avec placage d’ébène, décoré de petits tableaux sur cuivre

Les petits objets d’une collection d’art et de raretés comme les pièces de monnaie antiques, les fossiles, les pierres précieuses et les insectes étaient conservés dans des cabinets d’art, d’ingénieux petits meubles avec une multitude de tiroirs et de niches secrètes souvent réalisés dans des bois précieux.

Anvers, devint au 17ème siècle, le premier centre international de facture de ces cabinets.

Sur ce cabinet d’art, l’intérieur des deux petits tiroirs et compartiments sont décorés de scènes mythologiques d’après des compositions de Rubens.

La plupart sont empruntées aux Métamorphoses du poète romain Ovide (43 Avant JC- 17 Après JC)

Avis sur cette visite :

Impression mitigée ; ce musée, qui en fait ne présente pas beaucoup de tableaux de Rubens mais seulement quelques uns ; beaucoup d’oeuvres sont de ces élèves, collaborateurs ou alors d’autres grands peintres Anversois.

Je dois reconnaître que les tableaux présentés sont de toute beautés même si les scènes à caractère biblique ou les natures mortes ne m’enchantent guère.

De plus le jardin est en reconstruction donc moyennement beau.

Je m’attendais également à voir son atelier mais plus rien ne subsiste de cette lointaine époque. Et la maison au 18ème siècle fut entièrement transformée par les nouveaux propriétaires.

Le portique et le pavillon de jardin sont aujourd’hui les seuls vestiges du complexe du 17ème siècle à être plus ou moins intact mais qui au moment de ma visite étaient maintenu par des étais.

Ainsi s’achève ma visite de ce musée.

 

Jules-petit